Lescop vs Chateau des Tours
Hier, nous étions beaux, les enfants.
Des verres du Château des Tours servit chez Jeannette, un bar du Xeme qui existe, subsiste, résiste depuis des décennies au coin des rues d’Enghien et du Faubourg Saint Denis. Jeannette et ses plafonds sortant tout droit d’un film de Kubrick, renaissance, siècle d’antan.
Château des Tours est un Brouilly, oui c’est le Beaujolais, mais nous savons tous qu’il ne faut pas décrier cette région qui possède de vrais bijoux (Morgon, Saint-Amour…) et qui peut parfois vous donner les forces secrètes que seul le vin possède. Le vin n’est pas que breuvage, alcool, croquant, acide, pomme, cerise… Non le vin peut se révéler être magique. Le vin dévoile chez chacun de nous des étincelles de passion, d’amitié, d’amour… On n’y voit que du feu, mais le rouge réchauffe les coeurs perdus.
Jambes nues, je découvre Lescop. Mince, que c’est bon ! J’ai encore envie d’écouter, en boucle, les rythmes, les rimes, les riches mélodies. Lui c’est un français, qui écrit depuis des années des chansons in french, soucieux de la pauvreté sonore de nos radios, de la pauvreté lettrée des toutes les compos contemporaines (entre Yeliz et Julien Doré il y a de quoi pleurer…). Bref, on sait que le chemin est libre, que si on sait bien écrire, bien jouer et qu’on est pas trop idiot, on peut vraiment faire plaisir à beaucoup beaucoup de personnes comme moi.
Oui, la chanson française c’est comme ce Brouilly, il faut que ce soit jeune, rond, croquant. Le gamay s’égaille sur nos papilles, égaie notre corps, nous rend tout enfant, joie de vivre aux rythmes et sonorités de Lescop.
LS.
Lescop - La Forêt (octobre 2011) au Pop In Bar, le lundi 14 novembre, 20H.
Chateau des Tours, Brouilly rouge : 9,00 euros
