Reportage : The Drums à la Machine

Jeudi 24 du novembre deux milles onze, la nuit s’avance, c’est le milieu de semaine, et à Pigalle c’est un soir comme les autres. La Machine du Moulin Rouge accueille ce soir The Drums, le groupe punk de la côte Est des États-Unis. The Drums c’est principalement  Jonathan Pierce le blond à la bouche de feu et Jacob Graham, la gueule d’ange.

Ils sont arrivés sur scène avec une heure de retard, se mettant sûrement du sky dans les veines, l’oeil brillant et la gueule déchirée. Mais alors qu’est ce qu’ils ont assuré. Dans la salle, ça n’était pas un Paris habituel. La foule hurlait, sautait, les pogos fuyaient à tout va. Jonathan n’en croyait pas ses yeux, moi non plus.

Du retard soit, mais un concert de plus d’une heure et demi, entre les classiques “Best Friend” et “Go Surfing”, mais aussi des tracks du dernier album que les gonzesses chantaient par cœur (dont moi). Y’a une meuf qui s’est mise à pleurer pendant “Down By The Water”, y’a un gars qui est tombé dans les pommes pendant “Money”.

A un moment, un mec s’est allumé une clope, puis s’en est suivi d’un second jusqu’à ce que presque toute la salle ait une blonde au bec : plus aucune sécurité ne pouvait dire mot, on aurait tous été virés. Une salle, enfumée et suintante, hystérique et désordonnée. The Drums se défoulait en se désarticulant comme ils savent si bien le faire, danse des 60’s, le bassin qui boogie, pieds nouées, tête de petits cons révoltés. Ce que je peux les aimer.

LS.

Vidéos du concert, “Money” puis “Days”

Billet publié Il y a 6 mois. Ce billet a 3 notes.