Reportage : FM Belfast au Point Ephémère
Dimanche 20 du novembre deux milles onze, la nuit s’avance, les parisiens dînent en famille parce que demain c’est lundi. Mais au bord du canal saint Martin, ça fourmille : les jeunes sont venus en force pour assister au concert de FM Belfast. Il fait froid, mais on s’en fout les choux parce que notre cœur bat déjà, chaud bouillant pour ces islandais. Je m’approche, fume une clope, mon ticket en main. C’est complet depuis trois semaines. La foule est déjà en queue, on attend d’entrer. On tamponne mon poignée mais je décide de fumer une deuxième clope, la lune est claire. Un mec me demande si moi aussi j’ai pas de ticket et suis blasée. Je lui réponds que non, moi j’ai acheté ma place y’a un mois, je lui montre mon tampon. Il devient encore plus blasé. On papote des gens qui ont des guest-lists, des sacs vintages et de la poudre plein les poches. On rigole un peu : il fait des blagues vraiment sympas. Je lui dis, tiens on va te faire une marque noire sur ton poignée, ils n’y verront que du feu. Ça le fait flipper mais il accepte. Et puis on rentre en montrant nos faux-vrais tampons et en effet les mecs captent que dalle. On est content d’être tous les deux à l’intérieur.
Tout devant, bière à la main, FM Belfast se fait attendre. Mais ça vaut la flamme. FM Belfast sur scène c’est un grand n’importe quoi maîtrisé, une cour de récrée. Ils sont cinq barges transcendés de chants et sonorités électroniques : ça saute dans tous les sens, ça danse et ça vous fait des fucks à tout va. Jamais je ne me suis laissée transporter à ce point par une scène. FM Belfast m’ont amenée loin, très loin dans leur monde survolté. On était une foule hystérique et joyeuse, chaleureuse et électrique. Quand ce fut le moment de leur (mon) hymne “Underwear”, j’ai cru que nous allions tous faire une syncope. Les voix sont belles, le show est fabuleux, les frissons sont réels.
J’ai mis des heures à m’endormir ce soir là, encore sur-excitée de cette dose d’énergie, de fureur de vivre qu’ils m’ont envoyée.
Un aperçu ici. Si vous avez la chance de les avoir en concert dans votre ville, je vous conseille d’y aller. Tout est à voir et rencontrer.
LS.
Reportage : The Drums à la Machine
Jeudi 24 du novembre deux milles onze, la nuit s’avance, c’est le milieu de semaine, et à Pigalle c’est un soir comme les autres. La Machine du Moulin Rouge accueille ce soir The Drums, le groupe punk de la côte Est des États-Unis. The Drums c’est principalement Jonathan Pierce le blond à la bouche de feu et Jacob Graham, la gueule d’ange.
Ils sont arrivés sur scène avec une heure de retard, se mettant sûrement du sky dans les veines, l’oeil brillant et la gueule déchirée. Mais alors qu’est ce qu’ils ont assuré. Dans la salle, ça n’était pas un Paris habituel. La foule hurlait, sautait, les pogos fuyaient à tout va. Jonathan n’en croyait pas ses yeux, moi non plus.
Du retard soit, mais un concert de plus d’une heure et demi, entre les classiques “Best Friend” et “Go Surfing”, mais aussi des tracks du dernier album que les gonzesses chantaient par cœur (dont moi). Y’a une meuf qui s’est mise à pleurer pendant “Down By The Water”, y’a un gars qui est tombé dans les pommes pendant “Money”.
A un moment, un mec s’est allumé une clope, puis s’en est suivi d’un second jusqu’à ce que presque toute la salle ait une blonde au bec : plus aucune sécurité ne pouvait dire mot, on aurait tous été virés. Une salle, enfumée et suintante, hystérique et désordonnée. The Drums se défoulait en se désarticulant comme ils savent si bien le faire, danse des 60’s, le bassin qui boogie, pieds nouées, tête de petits cons révoltés. Ce que je peux les aimer.
LS.
Vidéos du concert, “Money” puis “Days”
Les hommes à marier #2
Voglio sposare Mauro Remiddi de Porcelain Raft.
Un billet tombé du ciel, parce qu’on découvre tous les jours de nouveaux talents qui peuvent nous amener loin. Alors ce billet est adressé à tous ceux qui seront ce soir à la Cigale pour le concert de M83. En première partie, ils auront l’immense plaisir de découvrir Porcelain Raft, italien belle gueule, et son nouvel album, un truc complétement fou fou fou. Moi, j’étais au concert de M83 en Novembre, et bien Porcelain Raft il n’était pas là.
Porcelain Raft c’est un mélange de synthé compressé, de pop volatile et de rythme sauvage, savamment mixé, travaillé, sorti cette année.
Porcelain raft, ce sont des paroles vraiment intéressantes.
Porcelain Raft c’est un mec pas trop sur le devant de la scène, mais pourtant il sera à Paris, ce soir, Cigale, et toutes les petites pourront s’émoustiller sur le devant, tout devant.
LS.
Porcelain Raft, Put Me To Sleep - La Cigale, jeudi 15 mars 2012 - Complet
