The Drums vs Olivier B.

Ce midi, j’ai eu le plaisir de pouvoir déguster un vin d’Olivier B. Pourquoi ? Parce que rappelez-vous, Olivier B. est le vigneron qui, il y a une paire d’années, avait décidé de jeter l’éponge, faisant tourner sur la toile une lettre d’adieu. C’était à la fois osé et touchant. Mais la situation internetique a retourné la situation, et l’envergure de la diffusion de la missive lui a valu une (re)connaissance. Lucky him !

Bref j’ai toujours eu une sympathie pour ce mec qui a eu le culot d’exposer son désarrois et sa peine au monde, à ses clients, amis et famille. Et ce midi, quand j’ai vu la bouteille, je n’ai pu m’empêcher de penser “Tout de même, il a bien marqué son coup !” Je garderais toujours en moi l’idée que j’aurais pu ne jamais goûter à son vin : Lucky me !

Dans la même vibe, mais côté musique, je cite The Drums. Non, non, ils ne sont pas morts… Non, c’est même incroyable comme histoire. On n’en entendait plus parler. Pourquoi ? Le groupe a sorti son premier album en juin 2010 et la foudre de la renommée a amené le groupe a se séparer après quelques concerts. La peur de la gloire, les choses qui vont beaucoup trop vite, le succès : le guitariste Adam Kessler s’est barré, le groupe mourrait. Mais - et lucky them ! - ils ont décidé de vite retourner en studio afin de composer. Et The Drums réapparait cette année avec un nouvel opus, bien meilleur, Portamento, sons crades, pop délurée, le fantasme de tous jeunes gamins en quête de liberté profonde. C’est magique et enfantin, craqué et sombre. La pochette me fait baver. C’est dit, je réserve de suite mes tickets pour le 24 novembre.

Olivier B, Amydives 2008 Rouge : 12,00 euros

The Drums - Portamento (album) septembre 2011. En concert à la Machine, le 24 novembre 2011.

Billet publié Il y a 8 mois. Ce billet a 1 note.

Reportage : The Drums à la Machine

Jeudi 24 du novembre deux milles onze, la nuit s’avance, c’est le milieu de semaine, et à Pigalle c’est un soir comme les autres. La Machine du Moulin Rouge accueille ce soir The Drums, le groupe punk de la côte Est des États-Unis. The Drums c’est principalement  Jonathan Pierce le blond à la bouche de feu et Jacob Graham, la gueule d’ange.

Ils sont arrivés sur scène avec une heure de retard, se mettant sûrement du sky dans les veines, l’oeil brillant et la gueule déchirée. Mais alors qu’est ce qu’ils ont assuré. Dans la salle, ça n’était pas un Paris habituel. La foule hurlait, sautait, les pogos fuyaient à tout va. Jonathan n’en croyait pas ses yeux, moi non plus.

Du retard soit, mais un concert de plus d’une heure et demi, entre les classiques “Best Friend” et “Go Surfing”, mais aussi des tracks du dernier album que les gonzesses chantaient par cœur (dont moi). Y’a une meuf qui s’est mise à pleurer pendant “Down By The Water”, y’a un gars qui est tombé dans les pommes pendant “Money”.

A un moment, un mec s’est allumé une clope, puis s’en est suivi d’un second jusqu’à ce que presque toute la salle ait une blonde au bec : plus aucune sécurité ne pouvait dire mot, on aurait tous été virés. Une salle, enfumée et suintante, hystérique et désordonnée. The Drums se défoulait en se désarticulant comme ils savent si bien le faire, danse des 60’s, le bassin qui boogie, pieds nouées, tête de petits cons révoltés. Ce que je peux les aimer.

LS.

Vidéos du concert, “Money” puis “Days”

Billet publié Il y a 6 mois. Ce billet a 3 notes.