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Jaime ton wine

Vin et santé : les risques et les repères de consommation

Vin et santé : les risques et les repères de consommation

Vin et santé : que disent réellement les études ? La réponse courte tient en une phrase : le vin contient de l'alcool, et l'alcool est un facteur de risque établi pour la santé, quelle que soit la boisson. Les autorités sanitaires françaises ne recommandent pas de boire du vin pour sa santé ; elles fixent des repères pour limiter les risques chez les adultes qui choisissent d'en consommer.

L'alcool, un cancérogène avéré

Le Centre international de recherche sur le cancer, rattaché à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), classe l'alcool comme cancérogène de groupe 1, la catégorie des agents dont l'effet sur l'humain est démontré. Sont concernés en particulier les cancers de la bouche, de la gorge, de l'œsophage, du foie, du sein et du côlon. Ce risque augmente avec la quantité bue et il n'existe pas de seuil en dessous duquel il disparaît : le vin rouge, blanc ou rosé n'y fait pas exception, car c'est l'éthanol qui est en cause.

Ce que les études récentes ont corrigé

Pendant longtemps, l'hypothèse du « paradoxe français » a laissé croire qu'une consommation régulière de vin rouge protégerait le cœur. Les travaux plus récents ont largement remis en cause cette lecture : les différences observées tenaient surtout au mode de vie global des personnes étudiées (alimentation, activité physique, niveau de revenu) et à des biais de comparaison, plutôt qu'au vin lui-même. Le resvératrol, souvent cité, n'est présent qu'en quantités infimes dans le vin, sans effet démontré chez l'humain aux doses d'une consommation courante. Les vins naturels à faible teneur en soufre ne changent rien à ce constat : ils contiennent la même quantité d'alcool.

L'alcool est par ailleurs associé à d'autres risques documentés : maladies du foie, hypertension artérielle, troubles du rythme cardiaque, accidents et traumatismes, troubles du sommeil et dépendance.

Les repères de consommation de Santé publique France

Pour les adultes qui consomment de l'alcool, le repère de consommation à moindre risque diffusé par Santé publique France tient en trois points : pas plus de 10 verres standards par semaine, pas plus de deux verres standards par jour, et des jours dans la semaine sans aucune consommation. Un verre standard correspond à environ 10 grammes d'alcool pur, soit un verre de vin de 10 cl à 12 % vol. Ces repères ne sont pas un objectif : moins on boit, plus le risque est faible.

Les situations où il vaut mieux ne pas boire du tout

Pendant la grossesse et l'allaitement, l'option la plus sûre est de ne pas boire d'alcool du tout. Il en va de même avant de prendre le volant (taux légal 0,5 g/l de sang en France, abaissé à 0,2 g/l pour les titulaires d'un permis probatoire et en conduite accompagnée, selon Service-Public.fr), avec certains médicaments, en cas de maladie du foie ou pour les mineurs. En cas de doute sur sa consommation, un médecin ou le service Alcool Info Service peut aider à faire le point.

Apprécier le vin pour ce qu'il est

S'intéresser au vin, c'est s'intéresser à un produit agricole et à un savoir-faire : cépages, terroirs, vinification, accords avec les plats. Rien de tout cela n'est une raison de santé pour en boire. Les informations de cette page ne remplacent pas l'avis d'un médecin.

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